Appel à contribution : « Game Studies ? à la française ! » 2ème édition

Pour sa deuxième édition, les journées d’étude « Game Studies ? à la française ! » s’ouvrent aux jeux vidéo, et non plus seulement au jeu vidéo. Fort du succès de la précédente manifestation, l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines lance un nouvel appel à contribution, dont la date limite est prévue pour le 10 mai. Pour mieux s’approprier la (riche) problématique avec originalité, les collaborations sont à privilégier ! Présentation de la journée et des règles de soumission des contributions :

Les deux journées d’études se tiendront les 16 et 17 juin :

La deuxième édition des « Game Studies ? à la française ! », en juin 2012, sera centrée sur un point de convergence apparu au cours de la première édition : la nécessité de passer de la question du jeu à la question des jeux. Il ne s’agit donc en aucun cas d’abandonner les acquis des travaux menés pour mieux comprendre ce qu’est le jeu, et ce qu’est le jeu vidéo – avec ses spécificités. Il s’agit bien plutôt de les approfondir.

Le pluriel est la contrainte que nous nous donnons cette année : le pluriel contre tous les discours qui, à partir d’un jeu vidéo quelconque, prétendent dire ce qu’est « le jeu vidéo », ou encore « le joueur ».

Les jeux vidéo. Etudier les jeux vidéo, c’est d’une part faire le constat de leur diversité concrète, et chercher les manières d’en rendre compte. D’autre part, c’est prendre la mesure du fait que nous ne parlons peut-être pas tous exactement de la même chose lorsque nous parlons de « jeu vidéo » – selon la façon dont l’objet d’étude est construit. Il s’agit donc de mieux baliser les niveaux d’analyse et les logiques à l’œuvre, leurs différenciations internes, et comment tout cela aboutit à la situation scientifique et intellectuelle actuelle.

Les joueurs. Les médias, comme l’industrie, évoquent encore le joueur moyen de jeux vidéo. Ce nouvel avatar de « l’homme moyen » des sciences sociales balbutiantes ne résiste pas à l’analyse empirique. Qui sont réellement les joueurs, et de quels jeux vidéo sont-ils précisément le public ? Comment la pratique du jeu est-elle diffusée dans la population française ? Quels sont les terminaux, les genres, les expériences associées à chacun des publics ?

Le pluriel n’exclut aucune approche – les monographies comme les approches définitionnelles sont les bienvenues – à la condition qu’elle se pose les questions de la position de son objet, des différenciations internes aux jeux vidéo, et des rapprochements avec d’autres domaines.

En bref, le développement des jeux vidéo se traduit aujourd’hui par une différenciation croissante : des industrieS et des métierS, des interfaceS et des règleS, des publicS et des pratiqueS, des circonstanceS et des expérienceS… et des mémoireS. Précisons d’emblée qu’il ne s’agit pas de cases : les différents niveaux d’analyse énumérés ci-dessous sont bien sûr en interactions. Par exemple, étudier des expériences de jeu, c’est chercher à les expliquer par la nature des publics qui les éprouvent ou par les mécanismes des interfaces qui les soutiennent.

De même, étudier les jeux vidéo comme productions culturelles, ce peut être chercher l’explication de leur forme dans les règles d’un genre ou dans les goûts de leurs publics. Etc. etc.

Règles de soumission des contributions :

Précisions préalables :

Si nous invitons tous les chercheurs à venir présenter leurs travaux, nous mettons cette deuxième édition sous le signe des « jeuX vidéo ».

  • Les présentations individuelles sont acceptées, mais nous favoriserons les propositions qui joueront le jeu d’un exercice original : se réunir à deux (ou plus) pour présenter une comparaison de terrains, un croisement d’approches, une confrontation de démarches, etc.
  • Les monographies sont acceptées, néanmoins nous invitons les auteurs à mettre l’accent sur les rapports que leur objet entretient aux autres – par exemple, une communauté de joueurs évoque parfois les autres joueurs et les autres jeux.
  • Les jeunes chercheurs sont les bienvenus, avec leurs interrogations comme leurs résultats.
  • Pour la première édition placée sous le signe des « parcours de recherche », nous avions incité des interventions réunissant plusieurs chercheurs du même laboratoire, sous forme de « duo intergénérationnel ». Si certains laboratoires n’ont pas pu être présents au cours de la première édition, ils seront les bienvenus cette année.

 

Format attendu :

La double journée d’études devrait avoir lieu les 16 et 17 juin 2012.

Les propositions sont attendues jusqu’au 10 Mai.

Elles comporteront 6000 signes.

  • Les auteurs indiqueront leur discipline de rattachement et leur ancrage théorique afin de faciliter les échanges multi-disciplinaires, sans que ce souci doive les cantonner à un ancrage académique traditionnel.
  • Les propositions empiriques préciseront leurs matériaux et méthodes.- Toutes les propositions expliciteront leur problématique et leur positionnement vis-à- vis de la littérature traitant de leur objet. Toutes comporteront également une bibliographie indicative d’au minimum trois références.

Pour en savoir plus sur le contenu de ces deux journées d’étude : http://www.omnsh.org/spip.php?article226 ; ou en téléchargeant le PDF suivant : http://www.omnsh.org/IMG/pdf_appel.pdf


Crédit image : Super Pierre Bros par Jon Defreest

 

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